L’impression de bijoux en 3D (2/2)

Comme nous l’avons vu dans l’article précédant, les technologies 3D sont utilisées dans la fabrication de moules pour les joaillers. Mais il existe une autre utilisation.  En effet, lorsque l’impression 3D n’est pas utilisée pour créer des moules, elle permet d’imprimer directement des pièces en poudre métallique. Il peut s’agir d’alliages d’or, d’argent ou de platine. Le post-traitement est ici beaucoup plus important afin d’obtenir une finition appropriée. Ce mécanisme de fabrication additive est également plus coûteux, même pour des pièces uniques et requiert un haut niveau de gestion de poudre précieuse.

La technique utilisée est la suivante :

DMLS / SLM

Le frittage au laser métallique direct (DMLS) ou la fusion sélective au laser (SLM) sont des techniques de fusion de poudre. Elles sont utilisées pour produire des pièces métalliques. Durant l’impression, il est nécessaire d’inclure une quantité importante de support. De plus, comme les températures élevées les pièces peuvent être sensibles à une déformation, ce qui entraîne un traitement ultérieur important. Il faut alors éliminer le support et effectuer les finitions de la surface où il était attaché.

L’impression 3D est critiquée dans la joaillerie. En effet, certains estiment que l’utilisation d’imprimantes 3D supprime l’aspect «artisanal» de la profession, ce qui porterait préjudice à sa réputation. C’est en partie pour cette raison que plusieurs  fabricants de bijoux n’admettent pas cette technologie.

Toutefois, certains professionnels défendent avec conviction l’impression 3D. Ainsi, dans cette présentation, le directeur technique du Comité Francéclat (Comité Professionnel de Développement de l’Horlogerie, de la Bijouterie, de la Joaillerie, de l’Orfèvrerie et des Arts de la Table), déclare que la fabrication additive est une « technologie nouvelle qui ne sera pas en substitution ni en remplacement des technologies traditionnelles mais qui va apporter un potentiel incroyable ».