Les technologies 3D au service de la conservation des fossiles

Sue, le plus célèbre fossile de Tyrannosaurus Rexus, découvert en 1990, est aujourd’hui le mieux conservé au monde… et c’est grâce à la modélisation et à l’impression 3D.

En effet, l’équipe du MIT  a utilisé un scanner 3D pour modéliser le fossile exposé dans le Field Musuem de Chicago. L’intrigue principale de ce fossile sa mâchoire. Elle présente des trous particuliers que rien n’explique à ce jour. Les experts espéraient donc, en la modélisant, percer enfin son secret. Toutefois, il s’est avéré qu’elle  était trop grande à reconstituer en 3D. Le MIT a donc contacté le groupe Camera Culture afin de développer un nouveau système de scanner 3D permettant de reconstituer la mâchoire dans son intégralité.

Comme les institutions de recherche archéologique, et les musées ont souvent un budget limité qui restreint leurs analyses, ils avaient besoin d’un nouveau moyen moins coûteux. La technologie du scan 3D, leur a permis de numériser très précisément la mâchoire du T, en diminuant les frais qu’ils auraient habituellement eu à couvrir. De nombreux chercheurs, tels qu’Anshuman Das, espèrent que ce nouveau procédé se démocratisera et se développera en archéologie et dans d’autres domaines d’activité, qui pourraient tous y trouver un intérêt.

Le scan de la mâchoire a eu pour résultat un fichier STL qu’une imprimante 3D pouvait exploiter. Par la suite, Shapeways, société d’impression 3D, en collaboration avec le MIT, a imprimé en polyamide la mâchoire de Sue.

Au-delà du coût et de la précision, les chercheurs ont vu en l’impression 3D une solution à l’une de leurs plus importantes difficultés : l’éloignement des centres d’analyses lorsqu’ils explorent les sites archéologiques. En effet, en utilisant le scan 3D, ils auraient la possibilité de numériser les fossiles et autres objets trouvés et les faire parvenir au centre sans avoir à se déplacer.

Malgré sa très récente apparition, le scan 3D renferme de nombreuses possibilités. Il n’est pas déraisonnable de penser que cette technologie va évoluer rapidement et que, couplée à la fabrication additive, elle offrira de nouvelles alternatives bien plus intéressantes que les technologies actuelles dans les années à venir.