Le SLS

Le SLS (Selective Laser Sintering) ou frittage sélectif par laser a été inventé par le Professeur Carl Deckard en 1997. Son brevet est tombé dans le domaine public il y a quelques années, ce qui a permis la démocratisation de cette technique. Les industries du design, de l’automobile et de l’aérospatial ont depuis régulièrement recours à ce procédé.

De la même façon que la plupart des autres technologies de fabrication additive, le principe est d’utiliser un modèle 3D et de l’imprimer couche par couche. Toutefois, la différence réside dans la forme du matériau utilisé. En effet, plus besoin de bobines de filament, on utilise cette fois de la poudre, qu’on dispose au fond d’un bac, appelé lit. Ensuite, un laser vient chauffer la poudre aux endroits requis pour former la pièce désirée. En chauffant, les particules de poudre sont frittées et il en résulte une matière solide. Lorsque la première couche est terminée, une couche suivante est étalée, solidifiée et ainsi de suite jusqu’à obtention de l’objet.

Les avantages du SLS sont nombreux. Tout d’abord, plus besoin de supports pour créer des formes complexes. Pour autant, la précision de l’impression 3D par frittage de poudre laser reste très importante. C’est une technique permettant d’obtenir l’un des meilleurs niveaux de détail à ce jour. De plus, une multitude de matériaux est compatible avec ce procédé, notamment le nylon, le métal ou encore la poudre de verre. Enfin, nul besoin de post traitement, la pièce peut être immédiatement utilisée.

Malgré cela, la maîtrise de l’impression par SLS est loin d’être évidente. Seuls les professionnels pourront donc s’essayer à cette technique, d’autant que le prix d’achat d’une imprimante SLS peut atteindre 500 000 euros.