Les basiques de l’impression 3D

Avez-vous déjà rêvé de produire vos propres objets à la maison ? D’appuyer sur un bouton pour voir apparaître quelques minutes plus tard la pièce qu’il vous manque ? de réparer à l’identique une pièce cassée sans avoir à débourser des fortunes ? Avec l’impression 3D, c’est le futur à portée de clic.

Mais c’est quoi l’impression 3D ?

L’impression 3D ce n’est pas une mais plusieurs techniques de fabrication destinées initialement aux professionnels de l’industrie. Des techniques que s’approprient toutefois depuis quelques années une communauté de makers et de geeks, mais aussi peu à peu le grand public grâce à l’émergence de modèles de plus en plus abordables et faciles à prendre en main.

Certaines techniques d’impression 3D, comme l’impression 3D par dépôt de filament (aussi appelé impression 3D FDM), se sont largement démocratisées et permettent aujourd’hui de créer directement depuis chez soi différents types de pièces : des accessoires pour la maison, des pièces d’art ou de décoration, des maquettes et miniatures, des bijoux ou encore des jouets.

Concrètement, l’impression 3D consiste à fabriquer un objet en partant d’un fichier numérique. Une fois envoyé à l’imprimante 3D, celle-ci viendra superposer successivement différentes couches d’un matériau pour former la pièce souhaitée.

L’avantage ? Un procédé automatisé et respectueux de l’environnement, qui utilise uniquement la quantité nécessaire de matériau pour fabriquer l’objet. Une fois l’impression terminée, il ne vous reste qu’à récupérer votre objet.

L’ordre de prix pour une imprimante 3D FDM se situe ainsi entre 350€ pour les modèles d’entrée de gamme et jusqu’à près de 3000€ pour les machines offrant les volumes de fabrication les plus importants.

Comment puis-je obtenir le modèle 3D à imprimer ?

Qui dit impression 3D dit modèle 3D ! Avant toute chose, il vous faudra acquérir un fichier numérique que vous pourrez obtenir de 3 manières distinctes : le télécharger sur des plateformes de fichiers 3D, le créer de A à Z à l’aide d’un logiciel de design 3D à moins que vous ne préféreriez répliquer un objet existant à l’aide d’un scanner 3D.

Une brève histoire de la technologie

Le début de l’impression 3D remonte à 1986, date du premier brevet dénommé à l’époque « stéréolithographie » et imaginé par Chuck Hull. Depuis, plusieurs techniques telles que le FDM (1992) ou le liage de poudre ont étés développés avec comme point commun la fabrication additive de l’objet (en opposition à la fabrication soustractive qui vient casser, couper, poncer un bloc de matière).

Et on imprime dans quelle matière ?

De la même manière qu’une imprimante papier classique nécessite des cartouches d’encre pour fonctionner, l’imprimante 3D requiert des matériaux d’impression.

Du côté des imprimantes 3D personnelles, les matériaux d’impression se présentent sous la forme de bobines de filaments (comparable à un fil de scoubidou).

Parmi les bobines disponibles, on retrouve une grande variété de coloris et de matériaux plastiques : le PLA (un plastique naturel), l’ABS (le même utilisé pour les figurines Lego), mais aussi des plastiques flexibles ou combinant d’autres types de matériaux (comme le métal, le bois, la pierre, le lin…) permettant de jouer sur les coloris, les textures ou la solidité de l’objet souhaité.

Concernant le prix des consommables, il faut compter de 25€ à 60€ la bobine de filament en fonction de la marque, de la quantité et du matériau souhaité.

Vous trouverez un assortiment de consommables sur la page : https://www.boulanger.com/c/cartouche-imprimante-3d